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01 Sep 2013 - 06:37:22

meurtre par prescription de Deroxat, Xanax, Tercian. Prison et drogue dure pour avoir consommé une drogue douce : le juge est il coupable ?

David, suicidé du mitard

Il avait 21 ans et était psychologiquement fragile. La prison l’a tué. Retour sur une tragédie qui aurait pu être évitée

Ce qui se termine par le suicide en prison de David Rondelle, 21 ans, commence par une banale histoire de shit. A Limoges, début décembre 2002… Un jeune homme est interpellé, fouillé. Rien qu’un de ces nombreux fumeurs imprudents qui se baladent avec 150 grammes de résine de cannabis. Garde à vue classique: oui, le garçon a bien sûr des amis consommateurs de shit. Voilà qui mérite enquête, vérifications, sait-on jamais, peut-être un réseau de trafic de stups qui se cache derrière tout ça. Petites perquisitions donc chez deux de ses «amis», où sont ramassés 297 grammes de haschisch. Embarqués, interrogés à leur tour. Eux aussi ont des connaissances. Alors, pour échapper à la détention, il faut lâcher un nom. Celui de David, par exemple.
David Rondelle, un garçon sans histoires, sans casier judiciaire, qui a quitté Limoges pour l’Essonne. Le Limousin pour la banlieue. Qui tentait ainsi d’échapper au souvenir d’une histoire d’amour vaine, qui nourrissait aussi dans cette fuite l’ultime espoir de renouer avec un père adoré mais rompu par l’alcool. Seulement, c’est à Fleury-Mérogis, dans un deux-pièces en cité HLM, que David rentre tous les soirs après ses journées de manutention à Sainte-Geneviève-des-Bois. Et là, c’est bien connu, «du haschisch, y en a partout», comme il le disait lui-même. Les écoutes téléphoniques confirment les liens, de Limoges à Fleury, entre ces jeunes, amis d’enfance. Le juge d’instruction limousin soupçonne David d’être le fournisseur. «Oui, parce qu’il ne s’est pas demandé qui il était, il a juste considéré que c’était une racaille de la banlieue parisienne», tranche sa grand-mère. D’où quelque erreur dans le dossier judiciaire, la mention «toxicomane» pour qualifier David, alors qu’il «était tout simplement dépressif, et d’ailleurs traité en conséquence. Il avait besoin de ses médicaments». Ce qui aurait évité les crises de nerfs en garde à vue, parce que la police limousine, montée en région parisienne pour l’occasion, avait trouvé un couteau chez David. Pas de stupéfiants, juste un couteau, mais quand même, sur la lame, quelques traces de cannabis. La preuve de ce que David Rondelle ne nie pas: il est fumeur de haschisch.
Janvier 2003, le jeune homme est mis en examen pour «transport, détention, offre, cession, usage et acquisition de stupéfiants». Il respecte à la lettre son contrôle judiciaire, bien convaincu qu’à terme «justice sera faite». Un mois plus tard, David est confronté à son délateur, qui le met hors de cause, se rétracte. «C’est là que ça a mal tourné, raconte sa mère. Ce revirement a vraiment agacé le juge, qui était persuadé d’avoir affaire à de gros dealers. Alors il a voulu faire comme aux Etats-Unis.» En fixant une caution de 8000 euros, réduite à 3000 en appel. Toujours trop pour un smicard. La mère de David, caissière, son beau-père, facteur, sa grand-mère, retraitée des postes, se mobilisent, se cotisent. Mais non. Bien qu’émotionnellement fragile, dépressif, David refuse de céder, rassemble ses forces, se retranche dans l’outrecuidance de son innocence: les siens ne paieront pas ce qui n’est à son sens qu’une méprise. Il choisit la prison en croyant se défendre. Et le 27 mai 2003 le jeune homme atterrit en cellule, écrit dans la foulée une lettre au magistrat: «[…] J’ai toujours été honnête envers vous. C’est pourquoi […] je vous demande quelles sont les raisons qui motivent mon placement en détention provisoire. […] Mon avocate va entamer une procédure pour que je puisse être relâché étant donné qu’il n’y a aucune preuve valable pour me maintenir ici. J’ai refusé de payer cette caution car je ne me sens pas coupable de ce dont on m’accuse.»
Le psychiatre lui prescrit du Deroxat, du Xanax, du Tercian, de l’Imovane pour soigner sa dépression, pour réduire les angoisses. David s’occupe en envoyant des courriers à sa famille, pour «tenir le coup», parce qu’il «faut avoir la pêche». Il est persuadé que le procès prévu pour le 23 juillet se terminera par une relaxe, ou une amende. A sa mère, au parloir, il confesse que «c’est dur ici», qu’il ne se sent «pas toujours bien dans son corps et dans sa tête», mais il croit que «s’il y a une entrée dans ce trou à rats, il y a aussi une sortie». Et un soir il craque, répond mal à des surveillants. Qui l’envoient «croupir au mitard», malgré son état psychologique fragile. C’est là, cinq jours avant l’audience, que David Rondelle accroche son drap à une grille placée en hauteur dans la cellule, le noue serré autour de son cou. Et se pend. Laissant une lettre à sa mère, où il avoue qu’il n’a pas tenu le coup. Ce qui pouvait se prévoir. Alors les parents de David ont porté plainte pour non-assistance à personne en danger. Ils demandent des comptes à la justice. Qui fait aussi les siens… Selon l’Observatoire international des Prisons (OIP), le nombre de suicides est sept fois plus élevé en prison qu’à l’extérieur. Le garde des Sceaux et le ministre de la Santé se sont engagés la semaine dernière à réduire cette statistique de 20% d’ici à cinq ans. Parce que les détenus peuvent bien se suicider, mais pas trop quand même.

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